.Si tu veux être prévenue, c'est ici. Tu lâches un comms, je te fais un lien. .

.Si tu veux être prévenue, c'est ici. Tu lâches un comms, je te fais un lien. .

# Online seit Dienstag, 15. April, 2008 um 16:42

Geändert am Mittwoch, 08. Juli, 2009 um 12:42

.Mαxim Little, plus seule que jαmαis..

.Mαxim Little, plus seule que jαmαis..
___Trois années se sont écoulées depuis le décès de Brian Mezur, et Maxim ne s'en était toujours pas remis. Seule, pensive et nostalgique, la petite rousse était alongée sur ce divan rouge. Beaucoup de choses avaient changé. Elle voyait sa psy tous les jeudi après-midi, à quatres heures, sans exceptions. Du haut de ses dix-neuf ans, Maxim n'avait toujours pas réussit à se remettre du décès de son meilleur ami. Cela remontait déjà à trois années, mais pourtant...

- Comment te sens-tu, aujourd'hui ? demanda Joyce, sa psychologue.
- Seule, fut la seule réponse que Maxim put lui offrir.
- N'en n'avons-nous pas déjà discuté, la semaine dernière ? lui rappela-t-elle.
- Oui.
- Raconte-moi ce que tu as sur le coeur, je t'écoute.

Comme à toutes les semaines, Maxim Little se vidait le coeur en expliquant à Joyce qu'elle faisait encore des cauchemars à propos de Brian et qu'elle était incapable de faire son deuil. La séance dura près d'une heure. Maxim en avait, des trucs à dire. Ça oui. Et dès qu'elle était hors du cabinet, n'importe où ailleurs, elle se taisait. Elle gardait sa douleur et sa solitude pour elle-même. Elle n'ouvrait la bouche que très rarement, et attendait le jeudi suivant avec crainte, car elle savait que toutes ces rencontres étaient toutes pareilles. Bien qu'elle était solide, et brave, elle n'avait jamais eu la force de surmonter cette brûlure incessante qui l'envahissait chaque fois qu'elle pensait à lui. Brian avait été toute sa vie. Elle ne vivait que pour lui, car il était le seul à pouvoir la comprendre réellement et à l'aider à surmonter les épreuves de la vie. Il avait été le seul à la respecter telle qu'elle était, sans jamais penser une seconde qu'elle était différente ou désagréable. Elle tenait à lui comme au grand frère qu'elle aurait aimé avoir. Enfant unique, elle n'a jamais connu l'amour qu'un frère pouvait lui porter, jusqu'à ce qu'elle rencontre Brian, à l'âge de sept ans. Les deux jeunes amis avaient vécu une amitié plus solide que le béton, plus divertissante qu'une fête forraine et plus sincère que la vérité elle-même. Puis, après neuf années d'une amitié aussi forte qu'était la leur, Brian Mezur avait rendu son dernier souffle, au cour de l'été de ses seize ans.

# Online seit Montag, 14. April, 2008 um 18:18

Geändert am Samstag, 04. April, 2009 um 14:44

.Briαn Mezur, un souvenir cuisαnt..

 .Briαn Mezur, un souvenir cuisαnt..
___C'était l'été. Le soleil étincellait, les enfants jouaient dans l'eau et tout le monde se cherchait un petit coin d'ombre. Le ciel était parfaitement bleu pastel, et il n'y avait aucun nuage. J'avais six ou sept ans. Les autres enfants riaient tous de moi, parce que j'étais rousse, que j'avais un nom de gars, et que je n'avais pas d'amis. En sanglots, je vins m'écraser au tronc d'un gros arbre feuillut. Puis, sans que je ne l'entende approcher, il vint s'asseoir à côté de moi. Il me salua. Je sursautai. M'attendant au pire, je me mis à pleurer de plus bel. Voyant qu'il n'avait pas encore prononcer un mot, je levai la tête. Un garçon d'à peu près mon âge était agenouillé devant moi, et me regardait. Dans son regard, pour la première fois de ma vie, je vis de la sympathie. Et de la compréhension. Lorsqu'il se rendit compte que j'avais cessé de pleurer et que je l'observais, il me sourit.

- Salut ! Je m'appelle Brian, m'annonça-t-il.
- M... Maxim, répondis-je d'une voix tremblante.



___Maxim ouvrit les yeux, paniquée. Son rythme cardiaque était accéléré, son front était tout en sueur. En portant son regard à son cadran, elle constata qu'il n'était que quatre heures cinquante du matin. Encore une fois, elle venait de se réveiller d'un de ses rêves, d'un de ses cauchemars. Elle le revoyait, lui et son sourire. La jeune femme s'assit dans son lit, repliant ses genoux contre sa poitrine. Elle inspira profondément, et déposa son front contre ses jambes. Incapable de se rendormir, Maxim se leva, et alla se faire une tasse de café. Bien émitoufflée dans sa couverte sur le divan du salon, elle alluma son ordinateur portable et le déposa sur la table. Elle se connecta, mais personne n'était en ligne. Pas étonnant. Elle n'avait que douze contacts, et il était cinq heures AM. Quel imbécile aurait l'idée de se connecter aussi tôt ?
___Maxim Little, apparemment.

# Online seit Samstag, 19. April, 2008 um 13:28

Geändert am Samstag, 04. April, 2009 um 14:45

.Humαine mαlgré tout..

 .Humαine mαlgré tout..
.

___Le jour se levait sur la ville, les quelques rayons du soleil transpercèrent le fin rideau de soie, pour se déposer sur le bout du nez de la jeune fille. Maxim ouvrit les yeux difficilement. Elle s'était assoupi durant qu'elle naviguait sur le net, et venait tout juste de se réveiller. Elle s'étira lassement, avant de n'éteindre son portable. Elle déposa la couverture sur le divan, et ramassa sa tasse de café vide. Lorsque Maxim abouti dans la cuisine, elle eut la surprise de constater qu'il y avait un message sur le répondeur. Elle l'écouta, tout en se préparant un petit déj.

« Salut Maxim, c'est Maman. » Qui d'autre aurait appelé à cette heure. « Joyce m'a demandé de te faire le message qu'elle partirait en voyage, la semaine prochaine, durant un mois. Elle ne sera donc pas disponible pour vos séances, mais elle t'a reférée à un de ses stagiaires, si tu en ressens le besoin. Tu n'auras qu'à appeler à son bureau et laisser un message.» Maxim soupira. Elle devra soit se confier à un parfait inconnu, soit garder le silence durant tout un mois. « Oh ! Et n'oublie pas que je t'ai inscrite à l'Université ! Ne sèches pas tes cours, surtout. Ça serait mal vu pour un premier jour. Bon eh bien, je dois te laisser, j'ai encore pleins de trucs à faire avant cet après-midi. Bonne journée ! Je t'aime fort. Prends soin de toi, et n'hésite pas à me téléphoner s'il y a un problème ! »

La jeune rousse se figea instantanément. Elle resta un petit moment à se demander si elle était prête à retourner dans un bâtiment, entourée d'élèves. Comment allait-elle pouvoir ignorer tous ces murmures dans son dos, tous ces rires. Comment allait-elle traverser tout ça sans son meilleur ami ? Elle saisit aussitôt le téléphone, et composa le numéro de sa mère. Au bout de la troisième sonnerie, elle décrocha.

- Oui allô ? Maxim ? répondit sa mère.
- Il est hors de question que je retourne à l'université, trancha-t-elle, alors que l'odeur du bacon envahissait la pièce.

# Online seit Dienstag, 22. April, 2008 um 21:47

Geändert am Samstag, 04. April, 2009 um 14:45