___C'était l'été. Le soleil étincellait, les enfants jouaient dans l'eau et tout le monde se cherchait un petit coin d'ombre. Le ciel était parfaitement bleu pastel, et il n'y avait aucun nuage. J'avais six ou sept ans. Les autres enfants riaient tous de moi, parce que j'étais rousse, que j'avais un nom de gars, et que je n'avais pas d'amis. En sanglots, je vins m'écraser au tronc d'un gros arbre feuillut. Puis, sans que je ne l'entende approcher, il vint s'asseoir à côté de moi. Il me salua. Je sursautai. M'attendant au pire, je me mis à pleurer de plus bel. Voyant qu'il n'avait pas encore prononcer un mot, je levai la tête. Un garçon d'à peu près mon âge était agenouillé devant moi, et me regardait. Dans son regard, pour la première fois de ma vie, je vis de la sympathie. Et de la compréhension. Lorsqu'il se rendit compte que j'avais cessé de pleurer et que je l'observais, il me sourit.
- Salut ! Je m'appelle Brian, m'annonça-t-il.
- M... Maxim, répondis-je d'une voix tremblante.
___Maxim ouvrit les yeux, paniquée. Son rythme cardiaque était accéléré, son front était tout en sueur. En portant son regard à son cadran, elle constata qu'il n'était que quatre heures cinquante du matin. Encore une fois, elle venait de se réveiller d'un de ses rêves, d'un de ses cauchemars. Elle le revoyait, lui et son sourire. La jeune femme s'assit dans son lit, repliant ses genoux contre sa poitrine. Elle inspira profondément, et déposa son front contre ses jambes. Incapable de se rendormir, Maxim se leva, et alla se faire une tasse de café. Bien émitoufflée dans sa couverte sur le divan du salon, elle alluma son ordinateur portable et le déposa sur la table. Elle se connecta, mais personne n'était en ligne. Pas étonnant. Elle n'avait que douze contacts, et il était cinq heures AM. Quel imbécile aurait l'idée de se connecter aussi tôt ?
___Maxim Little, apparemment.